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Septembre 2016

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Biodiversité

Intégrer les arbres en ville

Guide "Arbres en milieu urbain" publié par Val'hor, 2016

L'interprofession de l'horticulture, de la fleuristerie et du paysage, Val'hor, a publié un guide technique sur l'intégration des arbres en milieu urbain. Il s'agit d'une traduction d'une brochure anglaise intitulée "Trees in Hard Landscapes : a guide for delivery".

"Ce guide explore les défis et solutions techniques offertes aux professionnels de la ville pour intégrer arbres et infrastructures et plus particulièrement la voirie, les espaces publics, les aires de stationnement et autres surfaces minéralisées. Illustré de nombreux exemples, au Royaume Uni, en France et dans d'autres pays d'Europe, il s'adresse aux élus locaux et aux personnes impliquées dans la gestion et la conception des espaces urbains", explique Val'hor.

Le document se divise en quatre chapitres : savoir collaborer, concevoir avec les arbres, solutions techniques, choisir le bon arbre.

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Economie circulaire

Réparation : allonger la durée de vie des produits

Par l'Ademe ( Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)- Juillet 2016

 

L'Ademe a identifié dans un rapport publié début août 2016 les pistes pour mieux structurer les filières de la réparation et les aider à se développer face au marché du neuf.

"En France, comme en Europe, si certains secteurs de la réparation tels que l'automobile sont bien organisés, il n'en va pas de même pour tous les autres secteurs de la réparation : appareils électriques et électroniques, électroménager et textile notamment", note l'Ademe qui a rencontré les professionnels de la réparation dans le domaine du gros et petit électroménager, des équipements bruns (TV), des équipements gris (téléphones portables et ordinateurs), des vélos et des chaussures, pour identifier les freins et leviers à ces activités.

Electroménager, TV, chaussures : Quatre domaines de réparation rencontrent de grandes difficultés: le gros et le petit électroménager, les téléviseurs et la cordonnerie. "Les réparateurs de ces quatre domaines souffrent en effet d'une première caractéristique commune : le recul de leur activité de réparation, la disparition d'un grand nombre de petits réparateurs indépendants et un problème général de rentabilité de leur activité".

Ordinateurs et smartphones : Les activités de réparation des ordinateurs et smartphones montent en puissance et attirent de nombreux acteurs mais elles "souffrent davantage d'un manque de structuration, d'organisation et de contrôle, notamment en matière d'origine et de qualité des pièces détachées".

Vélos : En revanche, "le domaine de la réparation des vélos constitue un cas particulier, dans lequel la durée de vie moyenne des vélos peut allègrement dépasser vingt ans et où l'activité d'entretien et de réparation va de soi. (…) Pour tous, leur activité a toujours existé et continue d'être aujourd'hui d'autant plus importante que la vente de vélos neufs ne cesse de progresser", estime l'Ademe.

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Energie

Un guide technique sur les besoins d'eau chaude sanitaire

Par l'Ademe ( Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie)- Mai 2016

 

Ce guide fournit des données actualisées sur les valeurs de besoins en eau chaude sanitaire en habitat individuel et collectif. Illustré par des exemples, il décrit aussi différents indicateurs à l'échelle de l'immeuble habitation, dont le choix varie selon l'application visée : le dimensionnement des systèmes de production d'ECS individuel et collectif, la prévision des consommations énergétiques au stade de la conception, l'analyse des consommations en phase d'exploitation ou des applications de R&D.

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La consommation électrique française en baisse

Par RTE ( Réseau de Transport d'Electricité)- Bilan prévisionnel publié le 13/07/2016

 

RTE annonce dans son bilan prévisionnel  une baisse de la consommation française d'électricité de 8 TWh entre 2015 et 2020 correspondant  à la consommation du département de la Haute-Garonne, précise l'entreprise.

Ces nouveaux résultats sont très différents de ceux des années précédentes. En 2015, RTE anticipait encore une hausse de la consommation qui la porterait à 483,7 TWh en 2020. "Après correction, une stabilisation de la consommation électrique de la France continentale est observée depuis 2011, en rupture avec la tendance de la décennie précédente", constate le bilan électrique de RTE, précisant que cette consommation se situe légèrement en dessous 480 TWh depuis 5 ans.

Pour RTE, il s'agit d'une baisse tendancielle justifiée par deux facteurs principaux :

- l'efficacité énergétique : parmi les principaux déterminants de la consommation future (croissance économique, démographie, nouveau usages de l'électricité, etc.), RTE insiste particulièrement sur "l'influence grandissante" de l'efficacité énergétique, en particulier dans l'habitation et dans le tertiaire;

- la progression "mesurée" des nouveaux usages qui n'entravent pas cette baisse ; certes, "les petits équipements électroniques (domotique, objets connectés...) sont amenés à poursuivre leur développement dans les années à venir, estime RTE, [mais ils] sont peu énergivores, conduisant à une consommation totale de ces usages relativement faible". Quant au déploiement du véhicule électrique, RTE affiche une grande prudence et insiste sur la longue transition vers la généralisation de ces véhicules. "Le rythme de déploiement [du véhicule électrique] reste à préciser".

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Mobilité

La mobilité partagée et la transformation du transport public

Par l’ American Public Transportation Association (APTA), juin 2016

 

 

Cette recherche s’est appuyée sur la participation de 7 villes : Austin, Boston, Chicago, Los Angeles, San Francisco, Seattle et Washington. Des observateurs du monde des transports ont imaginé créer un réseau doté de plusieurs options de mobilité. Ces nouveaux modes aideront à réduire la part de l’automobile (autosoliste) et à accroître le transport public qui continuera à fonctionner comme la colonne dorsale d’un système de transport intégré et multimodal. Le rapport examine ces différentes possibilités et les opportunités et enjeux d’un réseau de transport public équipé de nouveaux systèmes de mobilité et d’interfaces avec ces nouveaux modes.

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Les villes favorables aux piétons : une nouvelle approche de la ville

Rapport "Cities alive: Toward a walking world", par le Arup Group, juin 2016

 

 

Les villes accordant une plus grande place aux piétons sont de plus en plus nombreuses, car les avantages de cette approche sont multiples, révèle un volumineux rapport britannique publié par le Arup Group, une firme internationale de consultants en urbanisme, architecture et ingénierie.

Fruit du travail d’une équipe de recherche composée de planificateurs, d’urbanistes et d’ingénieurs, ce rapport étoffé permet de constater que l’ère de la voiture automobile privée est maintenant sur son déclin. Si au siècle dernier, l’automobile était au centre des décisions du développement urbain, aujourd’hui, dans les villes modèles, c’est le piéton qui prend le pas sur la voiture.  

Ce rapport a donc pour but de répondre à la question suivante : comment rendre favorables à la marche des villes qui ont été entièrement construites pour les voitures, et comment justifier d’en faire une priorité ?

 Les auteurs du rapport se sont penchés sur les retombées bénéfiques dont profitent les villes, favorables aux piétons, sur les plans social, technologique, économique, environnemental et politique. À partir de 80 études de cas réalisées dans autant de villes sur les cinq continents, ont été identifiés :

• 50 moteurs de changements, tendances fortes au chapitre, entre autres, du développement durable, de la qualité de vie et de l’activité physique. 

• 50 bénéfices, raisons concrètes de rendre les environnements favorables à la marche sur la base des avantages que la communauté en retire, par exemple en matière de santé publique, cohésion sociale, dynamisme économique, etc.

• 40 actions, interventions qui peuvent être mises en place dès maintenant, qu’il s’agisse de plans d’urbanisme intégré, d’infrastructures de transport modal, de mobilier urbain, de place publique et de technologies avancées.

La marche n’est pas qu’un moyen de transport. Car la « propulsion pédestre » doit aussi rimer avec plaisir. Dès lors, les trottoirs et les places publiques ne peuvent plus être seulement aménagés en fonction de la marche, mais doivent aussi devenir des lieux où l’on peut vivre.

Depuis toujours, artistes, philosophes, architectes, urbanistes ont rêvé de créer la ville idéale. Bien que l’organisation du tissu urbain demande des interventions variées et complexes, la priorité fondamentale devrait consister à placer le marcheur au centre de toutes les décisions et tous les projets d’une ville.

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De nouveaux outils aident les villes à évaluer l’usage de la mobilité partagée

Par le Shared-Use Mobility Center(SUMC), 2016

 

De nouveaux outils interactifs ont été conçus pour aider les villes à développer le vélo partagé, l’automobile partagée et les autres formes de mobilité partagée. Une boîte à outils a été élaborée à cet effet par le SUMC en partenariats avec 27 grandes villes d’Amérique du Nord. Elle regroupe les thématiques suivantes:

• Shared Mobility Benefits Calculator — Allows users to assess benefits from implementing transportation improvements, including potential decreases in greenhouse gas emissions, reductions in vehicle miles traveled, and cost savings.

• Shared Mobility Policy Database — Contains more than 700 North American policies, studies, and strategic plans to help guide local governments in developing their own approaches to managing shared mobility options.

• Interactive Shared Mobility Mapping and Opportunity Analysis Tool — Displays shared mobility vehicle locations and related information for more than 50 North American cities to help localities better identify service gaps and potential opportunities for expansion.

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A European Strategy for Low-Emission Mobility

Par la Commission Européenne, Communication au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social et au Comité des régions, 20/07/2016

 

Low-emission mobility is an essential component of the broader shift to the low-carbon,circular economy needed for Europe to stay competitive and be able to cater to the mobility needs of people and   goods. Transport represents almost a quarter of Europe's greenhouse gas emissions and is the main cause of air pollution in cities.

Europe's answer to these challenges is an irreversible shift to low-emission mobility in terms of carbon and air pollutants. The ambition is clear: by mid-century, greenhouse gas emissions from transport will need to be at least 60% lower than in 1990 and be firmly on the path towards zero. Emissions of air pollutants from transport that harm our health need to be drastically reduced without delay.

Transport has much greater potential than in the past to contribute towards reducing the EU's emissions, as we have committed to do under the Paris Agreement on climate change and inl line with the 2030 Agenda on Sustainable Development.

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La demande de transport à l'horizon 2050

Par le Commissariat général au développement durable (CGDD), juillet 2016

 

Le CGDD a réalisé des projections de la demande de transports de voyageurs et de marchandises aux horizons 2030 et 2050. Le train et les transports collectifs devraient être les grands gagnants de l'augmentation du trafic voyageurs.

Ces projections ont pour objectif d'évaluer sur le long terme l'impact des grands projets de transport et élaborer des trajectoires de transition énergétique pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale bas Carbone (SNBC) adoptée en novembre 2015.


Le train :

 
Sur les longues distances (+100 kilomètres), le CGDD prévoit que le trafic voyageurs va augmenter au rythme de 1,2% par an entre 2012 et 2030 et de 1,1% par an entre 2030 et 2050 en raison d'une augmentation générale de la population et d'une progression des salaires qui favorisera  une hausse des dépenses de mobilité des ménages. Le train verrait sa part modale passer de 20,6% à 25,7% en 2050, notamment du fait de la mise en service des nouvelles LGV.


L'autocar et le covoiturage :
 
Le CGDD évalue qu'à terme, le covoiturage pourrait représenter 2,8% des déplacements longue distance internes à la France et les autocars 3,4%.

Plus d'usagers dans les transports collectifs :
 

Sur la courte distance, le CGDD prévoit que si l'on prolonge les tendances de mobilité observées aux cours des dernières années et si on généralise à l'échelle du parc les performances des véhicules vendus à l'horizon 2030, le trafic voyageurs augmenterait de 29% entre 2012 et 2050 avec une hausse de 49% pour les transports collectifs et de 27% pour les voitures particulières.
 
En revanche, le trafic voyageurs n'augmenterait que de 16% entre 2012 et 2050 si l'on prend des mesures volontaristes supplémentaires visant à optimiser l'organisation de l'espace urbain et à réduire la demande de transport, et si on développe la part modale du vélo ainsi que le nombre de véhicules électriques  et le taux d'occupation des voitures via le covoiturage.

 

Des mesures volontaristes nécessaires:


En agrégeant les projections réalisées pour les voyageurs courte et longue distance et celles pour les marchandises, le CGDD prévoit que, selon le scénario considéré - tendances actuelles ou mise en œuvre de mesures volontariste dans le cadre de la stratégie nationale bas carbone (SNBC)- le trafic routier devrait augmenter de 15% en 2030 et entre 20 et 34% à l'horizon 2050.


Sans les mesures volontaristes supplémentaires du SNBC, les émissions directes de CO2 liées au transport ne diminueraient que de 30% à l'horizon 2050, ce qui est insuffisant pour atteindre un facteur 4 sur l’ensemble des émissions françaises de gaz à effet de serre. Mais, avec l'application des mesures du SNBC, la diminution de ces émissions serait de l'ordre de 62% à l'horizon 2050 ce qui se rapproche de l’objectif facteur 4.

 
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Numérique

En quoi la révolution digitale est-elle une nouvelle révolution ?

Publié dans : theconversation.com le 18/07/2016. Auteurs : Pascal Le Masson & Armand Hatchuel

 

Qu’y a-t-il de neuf dans la digitalisation aujourd’hui ? Et au-delà des clichés, comment en faire un levier du progrès collectif ? La digitalisation nous confronte de fait à une situation relativement inédite : elle nous offre des montagnes de faits connus, mais c’est le vertige de l’inconnu qui nous saisit. La digitalisation rend accessible des masses de connaissances issues du monde entier – connaissances scientifiques, culturelles, d’usage, voire d’émotions, de sensations.

Elle tend à faire reculer l’ignorance de ce qui existe. Mais elle nous soumet, par contraste, à la question d’un monde « encore inexistant », émergent, à-venir – pas même imaginable, car l’imaginé fait finalement partie du connu, un monde encore inimaginé. Et si le grand défi de la révolution digitale d’aujourd’hui n’était pas tant la digitalisation du connu, mais plutôt notre capacité à tirer parti de la digitalisation pour maîtriser l’inconnu qu’elle crée elle-même ?

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La réalité virtuelle: le retour ?

Publié dans : theconversation.com le 19/07/2016. Auteur : Philippe Fuchs

 

Il est étonnant de voir la réalité virtuelle de nouveau à la Une des journaux, après un quart de siècle de R&D et d’usages. Depuis 15 ans, les techniques de ce domaine fournissent des applications professionnelles exploitées quotidiennement. L’effervescence actuelle n’est due qu’au lancement de la vente de visiocasques, casques immersifs pour tout public. Avec cette nouvelle interface visuelle, l’utilisateur va être immergé dans un environnement virtuel, coupé du monde réel.

La réalité virtuelle n’est pas simplement réduite à l’utilisation d’un visiocasque, une interface spécifique parmi d’autres, créant une immersion visuelle importante… Sa finalité est principalement de "permettre à une ou plusieurs personnes une activité sensorimotrice (physique) et cognitive dans un monde artificiel, créé numériquement", simulation partielle du monde réel ou totalement imaginaire.

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Comment résister aux sirènes d’Internet

Publié dans : theconversation.com le 27/07/2016. Auteur : Eliott Berkman, Assistant Professor of psychology, University of Oregon

 

Il est devenu quasi impossible d’échapper aux distractions du Net. Elles nous narguent par mille notifications, vibrent dans nos poches, se cachent derrière nos documents de travail, toujours à portée de clic. La recherche montre que chaque jour, nous passons en moyenne cinq heures et demie sur Internet, et que nous regardons 221 fois notre téléphone.

Les développeurs de sites et d’applications s’appuient sur nos comportements pour concevoir des produits dont le design nous attire et nous retient captifs.

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L’addiction au smartphone, une question de personnalité ?

Publié dans : theconversation.com le 25/08/2016. Auteur : James A.Roberts, Professor of marketing, Baylor University

 

Notre obsession contemporaine pour le portable est un bon exemple de ce qu’on nomme le " paradoxe de la technologie". C’est un outil qui nous offre de nouvelles libertés, nous permet de faire des choses dont on rêvait il y a 20 ans, mais qui, dans le même temps, nous rend esclaves de la technologie. Avons-nous dépassé la frontière qui sépare l’outil bénéfique de la machine maléfique ?

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Internet, pas si mauvais pour la mémoire

Publié dans : theconversation.com le 30/08/2016. Auteur : Saima Noreen, Lecturer in Psychology, Goldsmiths, University of London

 

Depuis que le numérique a envahi nos vies, nous avons moins besoin de solliciter notre mémoire. Pourquoi prendre le risque d’oublier l’anniversaire d’un proche ou une soirée entre amis quand on peut tout stocker dans son agenda en ligne et recevoir une alerte le moment venu ? Des chercheurs ont formé dès les années 1980 l'hypothèse selon laquelle les outils digitaux sont devenus une forme de "mémoire transactive".

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Politiques Publiques

Le tableau de bord européen de l'innovation - Edition 2016

Par la Commission Européenne

 

Ce tableau de bord établit les forces et les faiblesses des politiques nationales de l'innovation pour chaque pays de l'Union Européenne. La Suède est une fois encore championne européenne en matière d'innovation. Elle est suivie par le Danemark, la Finlande, l’Allemagne et les Pays-Bas, ces derniers intégrant le groupe des "champions" pour la première fois. La France arrive en 11e position, dans le groupe dit des "innovateurs notables".  

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L'Indice mondial de l'innovation 2016

Par l’université de Cornell (États-Unis), l’Insead et l’Ompi ( Organisation Mondiale de la Propriété intellectuelle)

 

Dans l’édition 2016 de l’Indice mondial de l’innovation publié le 15 août 2016, la France se classe 18 ème soit trois places de mieux que l’an dernier. La Suisse reste en tête pour la 6e année consécutive et la Chine fait son entrée dans le palmarès à la 25e position.

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Santé & Environnement

La France s’est fixé des objectifs ambitieux en matière d’environnement. Le grand défi est maintenant de tenir ces engagements.

Examen environnemental de la France par l'OCDE

 

Le 11 juillet 2016 a été présenté l’examen environnemental de la France réalisé par l’OCDE. La France a amélioré ses performances environnementales ces dix dernières années : les émissions de gaz à effet de serre, des principaux polluants atmosphériques et les prélèvements d’eau douce ont diminué. Néanmoins, des progrès restent à faire pour réduire la pollution par les nitrates et les pesticides, améliorer la qualité de l’air et limiter l’artificialisation des sols, selon le nouveau rapport de l’OCDE.

Parmi les 33 recommandations de l’Examen, la France est invitée à :

-Adopter et appliquer le Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques pour faire respecter les normes de protection de la santé.

-Poursuivre la simplification des règlementations environnementales et améliorer le ciblage des inspections.

-Favoriser l’a participation du public en amont de l’élaboration des plans, programmes et projets.

-Procéder à l’analyse coûts-bénéfices systématique des investissements publics.

 Communiqué de presse

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L'extraction mondiale de matières premières a triplé depuis 1970

Rapport du Programme des nations unies pour l'environnement (PNUE) publié le 20/07/ 2016.

 

La quantité de matières premières extraites de la planète est passée de 22 milliards de tonnes en 1970 à 70 milliards de tonnes en 2010. Le rapport du PNUE classe les pays en fonction de l'importance de l'empreinte écologique de l'utilisation des matières par habitant. Ces 40 dernières années, les pays riches en consomment en moyenne "10 fois plus que les pays les plus pauvres et deux fois plus que la moyenne mondiale".

L'Europe et l'Amérique du Nord occupent les premières places. Mais depuis les années 2000, l'utilisation mondiale des matières premières par les économies émergentes, comme la Chine, s'est accélérée. Ces dernières connaissent "des transformations industrielles et urbaines nécessitant des quantités de fer, d'acier, de ciment, d'énergie et de matériaux de construction sans précédent".

Or, l'économie mondiale a désormais besoin de plus de matières premières par unité de PIB "qu'il n'en fallait au tournant du siècle". Il faudra, à l'horizon 2050, extraire chaque année trois fois la quantité des ressources actuelles afin de pouvoir satisfaire la demande mondiale. Ce qui pourrait entraîner "l'acidification et l'eutrophisation des sols et des nappes d'eau du monde, augmenter l'érosion des sols et générer davantage de déchets et de pollution".

Cette situation a entraîné "une pression environnementale accrue" sur chaque unité d'activité économique. "L'augmentation spectaculaire de l'utilisation des carburants fossiles, des métaux et de tous autres matériaux contribueront à l'intensification du changement climatique, à l'augmentation de la pollution, à la réduction de la biodiversité et finalement mènera à l'épuisement des ressources naturelles (…) et entraînera une augmentation des risques de conflits locaux", met en garde le rapport.

Le PNUE recommande de fixer un prix aux matières premières lors de leur extraction et de leur utilisation "afin de refléter les coûts sociaux et environnementaux associés et de viser à réduire leur consommation". Il estime que "la seule amélioration de l'efficacité des matières premières n'est pas suffisante" pour inverser la tendance.

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Pesticides : un danger pour la santé des agriculteurs

Rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation de l'environnement et du travail (Anses) "sur les expositions professionnelles aux pesticides dans l'agriculture", publié le 27/07/ 2016.

 

Dans le secteur de l'agriculture où travaille plus d'un million de personnes en France, 3000 spécialités commerciales de pesticides sont disponibles et plus de 60 000 tonnes sont vendues chaque année sur le territoire. « De nombreuses études épidémiologiques (…) mettent en évidence une association entre les expositions aux pesticides et certaines pathologies chroniques », comme des cancers, des maladies neurologies, des troubles de la reproduction et du développement, indique l'Anses qui juge insuffisante la politique de réduction des phytosanitaires et la réglementation.

« En dépit du très grand nombre de procédures réglementaires en place, des effets sur la santé des personnes travaillant en agriculture sont aujourd’hui observés. Personne ne semble avoir de vision globale de l'ensemble du dispositif réglementaire qui encadre l'usage des pesticides, leur homologation, les procédures visant à éviter ou reconnaître leurs effets négatifs.

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L'état du climat 2015: une année record

Par l’agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), Supplément spécial au " Bulletin of the American Meteorological Society", Vol. 97, No. 8, Août 2016

 

Le rythme des changements climatiques a été sans précédent. Le "record de chaleur" battu en 2015 résulte "de la combinaison d’une part du réchauffement mondial à long terme et d’autre part du plus fort phénomène El Niño enregistré depuis 1950".

Principaux points du rapport de la NOAA :

GES. Les émissions de GES (gaz à effet de serre) ont atteint un nouveau record et ont connu la plus forte hausse observée année après année depuis 58 ans.

Températures. Avec le fort phénomène El Niño, la température de la surface terrestre a été en 2015 supérieure de 0,42° à 0,46°C par rapport à la moyenne des températures enregistrées entre 1981 et 2010, dépassant le précédent record enregistré en 2014. La température a progressé "pour la première fois" de plus d’1°C Et par rapport à celle enregistrée de la moitié à la fin du 19e siècle. Il en va de même pour la température enregistrée à la surface des mers.

Niveau des océans. Il a également battu un record en 2015, atteignant 70 mm de plus que le niveau observé en 1993, au début de l’observation par satellite du niveau des océans. Durant les deux dernières décennies, la montée moyenne des océans a atteint 3,3 mm chaque année.

Cyclones tropicaux. La NOAA en a recensé 101 sur l’ensemble des océans en 2015, soit "bien plus" que la moyenne enregistrée de 1981 à 2010, avec 82 tempêtes.

Réchauffement de l'Arctique. La température enregistrée à la surface de l’Arctique en 2015 était supérieure d’1,2°C par rapport à la moyenne des températures enregistrées entre 1981 et 2010. L’étendue de glace de l’Arctique à son maximum en février 2015 a été la plus petite jamais enregistrée en 37 ans d’observation satellite.

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Société & Economie

Les atteintes personnelles dans les transports en commun, étude basée sur les résultats de l'enquête de victimation "Cadre de vie et sécurité" de 2009 à 2013

Par l'observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP)- Repères n°32, Juin 2016

 

"Plus d’un usager sur deux se sent 'toujours' en sécurité dans les transports en commun". Le sentiment d’insécurité varie cependant "selon le sexe, l’âge et la fréquence d’utilisation : plus des deux tiers des usagers âgés de plus de 65 ans s’y sentent toujours en sécurité", alors qu’une "femme sur cinq se sent rarement en sécurité". Les usagers "quasi-quotidiens" des transports en commun sont par ailleurs "proportionnellement moins nombreux à se sentir toujours en sécurité."

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Éloge du lien social

Publié dans : theconversation.com le 30/08/2016. Auteur : Serge Guérin, Sociologue, Professeur au sein du Groupe, INSEEC

 

Le « lien social » est aujourd’hui mis à toutes les sauces. C’est le mot valise qui vient immédiatement après l’incantation à un autre terme sur investit : le « vivre ensemble ». Mais le lien social suffit-il pour reconstruire une société, pour produire un récit national ?

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