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Newsletter

 

Juin 2016

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Mobilité

L'autopartage : l'Europe en pôle position

Par le Center for Digital in Automotive (CDA), une collaboration entre le Boston Consulting Group et  Digital Ventures - février 2016

 

Ce changement de mode de consommation de l'automobile pourrait faire baisser les revenus des constructeurs automobiles traditionnels… s'ils ne se transforment pas. 

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Évaluation de la politique de développement de l’usage du vélo pour les transports du quotidien

Commissariat général au développement durable - Le point - Numéro 231 - Mai 2016

 

Les politiques publiques en faveur de l’usage du vélo ont dopé la pratique du vélo pour les déplacements du quotidien en zone urbaine. Leur bilan socioéconomique est positif. Le principal avantage de ces politiques pour la société réside dans l’amélioration de la santé qui résulte de la pratique du vélo. Le vélo peut ainsi être un atout au sein d’une politique de déplacements urbains, en particulier s’il complète l’offre de transport en commun notamment dans les situations où ce dernier n’est pas pertinent. Les politiques « vélo » n’ont toutefois pas détourné massivement les automobilistes de l’usage de la voiture et le partage de la voirie reste un enjeu. Plus globalement, ces éléments plaident en faveur d’une prise en compte coordonnée des différents modes de transport au sein d’une politique globale de transport.

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Société

Qui sont les enfants du millénaire ?

Chaire Grande Consommation de l'ESSEC -  Décembre 2015 via le site nielsen.com

 

Baptisés "Génération Y" ou "Millennials", les 20-30 ans d'aujourd'hui seraient une catégorie à part, regrouperaient près de 17 millions personnes en France.Soit un quart de la population qui sera bientôt plus nombreuse que celle des baby-boomeurs. Et l'est déjà outre-Atlantique.

En décembre 2015, une étude réalisée sous l'égide de l'Essec et de l'institut Nielsen a divisé les « Millennials » en quatre sous-segments pour aider les entreprises à mieux les « conquérir » et mieux façonner leurs campagnes commerciales . Il y aurait ainsi les « écolos authentiques » pour lesquels « la responsabilité sociale des entreprises » serait un vrai plus. Mais aussi les « bobos », sensibles à « la technologie » ou à Instagram. Ou encore les high-tech, fans d'Apple et de Twitter, peu concernés par l'« alimentation bio ou artisanale ». Et enfin les « économes », en quête de « promotions » et peu sensibles à « un esprit fun et décalé ».

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Le mécénat d’entreprise a apporté plus de 300 M€ à la recherche en 2015

Baromètre Admical réalisé par CSA - Février 2016

 

"Les entreprises mécènes sont de plus en plus nombreuses (170 000 environ) et sont plus généreuses", avec un montant total de 3,5 Md€ alloué à leurs actions de mécénat en 2015, soit une hausse "exceptionnelle" de 25 % en deux ans. C’est ce que révèle le dernier baromètre Admical du mécénat d’entreprise en France, rendu public mardi 3 mai 2016 (1). Toutefois, le mécénat d’entreprise en faveur de la recherche scientifique ne représente que 9 % des montants engagés (environ 315 M€) par les 6 % d’entreprises qui choisissent de faire des dons à ce secteur. La recherche arrive ainsi loin derrière les priorités du mécénat d’entreprise que sont le social (17 % des fonds), la culture (15 %) et l’éducation (14 %).

(1) Étude réalisée par l'Institut CSA pour Admical, par téléphone, du 18 janvier au 12 février 2016, auprès d'un échantillon de 1 003 entreprises employant au moins 1 salarié, "représentatives du tissu économique français". Le baromètre Admical est édité tous les deux ans.

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Mesure de l’exposition aux cambriolages : analyse des facteurs individuels et environnementaux sur la probabilité d’être victime

Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales - Grand Angle n° 39 mai 2016

 

L'Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP) publie en mai 2016 une analyse portant sur les cambriolages, les tentatives de cambriolage et les vols sans effraction. À travers une analyse causale, est mise en évidence une série de caractéristiques ayant un effet significatif sur la probabilité d’être victime de ces atteintes pour un ménage. L’analyse est effectuée à partir des données recueillies lors des enquêtes CVS conduites entre 2007 et 2014 auprès d’un échantillon de plus de 130 000 ménages résidant en France métropolitaine.

En s’appuyant sur la théorie des activités routinières, ont été sélectionnées diverses variables sur le ménage, le logement ou l’environnement pouvant avoir un impact sur la probabilité d’être victime.

Les résultats obtenus montrent que les facteurs ayant l’effet le plus important sur la probabilité d’être victime des atteintes décrites ci-dessus sont ceux caractérisant l’environnement du logement. Aussi, un environnement dégradé et l’existence d’une activité criminelle ou délinquante locale (des cambriolages ou des dégradations) favorisent le risque de victimation. Les dispositifs de protection du logement ont, quant à eux, un effet bénéfique et réduisent le risque d’être victime. Enfin, les facteurs individuels, tels que l’âge, le diplôme ou le statut matrimonial ont un effet limité.

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Politiques publiques

L'impact des décisions publiques sur la jeunesse désormais évalué

Circulaire du 1er ministre du 2 mai 2016

 

Pour chaque étude d’impact d’un projet de loi, l’impact de la norme envisagée sur la jeunesse devra être apprécié.

"Dans le cadre du développement d’une politique interministérielle de la jeunesse, et par souci d’exemplarité, l’État s’oblige à documenter les normes qu’il produit à l’aune de l’intérêt pour la jeunesse. Cette méthode vise à prévenir les impacts négatifs sur les jeunes aujourd’hui et/ou sur le moyen/long terme et à prévoir des mesures correctrices en tant que de besoin. Elle présente notamment un fort intérêt dans le cas de textes dont les jeunes ne constituent pas directement le public cible".

Adossée à chaque projet de texte, cette évaluation permettra d’anticiper précisément les conséquences de ses mesures pour la situation des jeunes, aujourd’hui et dans l’avenir. Si le texte créé des inégalités pénalisant les jeunes générations d’aujourd’hui ou de demain, des mécanismes compensateurs devront être envisagés.

Le Gouvernement publiera sur le site jeunes.gouv.fr les études d’impact des projets de loi et les fiches d’impact des textes réglementaires dès lors que les jeunes en seront le public visé.

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Collectivités territoriales : une méthode pour élaborer le rapport développement durable

Commissariat général au développement durable - Avril 2016

 

Le Commissariat général au développement durable a publié un outil de 96 pages pour réaliser le rapport sur la situation en matière de développement durable, obligatoire pour les collectivités territoriales et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre, de plus de 50.000 habitants. Cette obligation s'inscrit dans le cadre de l'article 255 de la loi portant engagement national pour l'environnement, dite Grenelle 2 de 2010.

Le document s'appuie sur cinq fondements qui sont : la lutte contre le changement climatique et la protection de l'atmosphère, la préservation de la biodiversité, la protection des milieux et des ressources, l'épanouissement de tous les êtres humaines, la cohésion sociale et la solidarité entre territoires et entre générations, et enfin des dynamiques de développement suivant des modes de production et de consommation responsables. La démarche se traduit par une logique d'amélioration continue, de transversalité, de participation locale et d'évaluation partagée

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Les 47 technologies stratégiques selon le Ministère de l'Economie

Etude réalisée par le ministère de l'Economie - 2016

 

Le ministère de l'Economie publie Technologies Clés  2020, une étude de prospective qui identifie 47 technologies stratégiques pour la compétitivité et l'attractivité de la France.

Extrait des "Propos introductifs":

"FAVORISER L’APPROPRIATION DES TECHNOLOGIES PAR LA SOCIÉTÉ

Afin que les innovations technologiques proposées sur le marché créent des emplois en France, liés aux usages, elles doivent cependant être adoptées par les citoyens. Leur appropriation par la société est donc un enjeu majeur pour leur diffusion à grande échelle et la création de nouveaux marchés.

Cette appropriation est favorisée par un certain nombre de facteurs. Outre les exigences de fonctionnalité auxquelles doivent répondre les nouveaux objets techniques (commodité, efficacité, fiabilité...), d’autres dimensions interviennent. Les  objets techniques doivent pouvoir être modifiés pour les détourner de l’usage envisagé initialement et en créer de nouveaux. Leur design, dont la reconnaissance est inégale selon les secteurs, conditionne la première impression visuelle, tactile, auditive que l’on peut en avoir, ce qui va permettre de préjuger de leur caractère convivial. La dimension socio-culturelle intervient aussi. Il y a d’une part le sentiment de proximité culturelle avec ceux qui ont élaboré les objets. Il y a d’autre part l’usage plus symbolique qu’utilitaire d’objets dont la fonctionnalité est pourtant identique à celle d’objets semblables mais moins onéreux (notion de luxe), ou encore le rapport entre le prix des objets et l’utilité qu’on leur prête. Enfin, les conditions dans lesquelles ils ont été élaborés, par quelles entreprises et dans quels pays comptent.

Par ailleurs, le passage rendu possible par les technologies de l’information et de la communication, d’une société structurée par des rapports verticaux de pouvoir (à l’école, au travail...), à une société où les rapports horizontaux entre «égaux», prennent une importance économique, sociale et politique croissante. Dans ces conditions, les objets ne devraient plus être pensés dans une logique verticale (consommateur vs producteur) car les usages qui en sont faits (ou attendus) cherchent au contraire à les insérer dans des logiques horizontales de réseaux interactifs. L’expérience utilisateur, «user’s exp» joue en ce sens un rôle croissant.

La capacité des innovateurs à nous changer en profondeur, aussi bien dans notre  perception de l’environnement, de nous-même que de nos semblables est considérable. Les innovateurs doivent intégrer les conséquences sociales potentielles  induites par leurs innovations technologiques, qui peuvent être perçues comme des  risques par la société, et être à son écoute. Reconnaître le potentiel de changement dont les technologies sont porteuses est une étape fondatrice pour pouvoir ensuite

débattre avec toutes les parties prenantes des aspects perçus comme étant positifs ou négatifs de ces changements."

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La Commission européenne recommande à la France de simplifier ses politiques d’innovation

"Recommandations spécifiques par pays", publiées le 18 mai 2016 au titre du "Semestre européen 2016" par la Commission européenne

 

La Commission européenne recommande à la France de simplifier ses politiques d’innovation. Ce point s’inscrit dans une recommandation plus générale de "simplification" à destination des entreprises qui figure, avec quatre autres suggestions, au titre des "recommandations spécifiques par pays", publiées le 18 mai 2016 au titre du "Semestre européen 2016" – l’outil de coordination des politiques économiques des États membres.

Le soutien public à l’innovation a doublé en France au cours des 10 dernières années pour atteindre 0,5 % du PIB en 2014, "ce qui classe la France à la 3e place mondiale des pays ayant les plus importants transferts publics vers les activités de R&D des entreprises", indique la Commission dans son rapport 2016. Pour autant, la capacité d'innovation du pays reste à un "niveau moyen" et pour la Commission, l'incidence du CIR sur l'innovation "reste à démontrer".

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Energie

Un mix électrique 100% renouvelable ? Analyses et optimisations

Etude de l'ADEME relative à l’exploration technique du déploiement des EnR  au sein du mix électrique - Août 2015

 

En août 2015, l’ADEME a publié  une étude relative à l’exploration technique du déploiement des EnR au sein du mix électrique : à l’instar des travaux du NREL (Laboratoire National pour les Energies Renouvelables américain) de 2012 étudiant un scenario 100 % EnR aux USA.

"Il s’agit d’une étude scientifique à caractère prospectif et exploratoire et non pas d’un scenario politique.

En imaginant un mix électrique jusqu’à 100 % renouvelable, son objet est de permettre qu’une hypothèse jusqu’ici impensable pour la majorité des acteurs devienne une hypothèse techniquement possible, ceci sans en sous-estimer les conditions nécessaires, qu’il s’agisse des aspects techniques, économiques (dont notamment le coût supportable par la collectivité) ou encore l’acceptabilité sociale .

Les principaux résultats de cette étude sont les suivants :

— Plusieurs mix électriques son techniquement possibles pour satisfaire la demande chaque heure de l’année avec 80 ou 100% de renouvelables ;

— Le développement de la maîtrise de la demande d’électricité, ainsi que la maîtrise de la pointe, sont  les conditions essentielles : sans elles, quel que soit le mix intégrant notablement des EnR, le coût du système électrique n’est pas maîtrisé ;

— Le coût des technologies doit continuer à baisser, surtout pour les technologies les moins matures, afin de permettre un mix équilibré entre les différentes filières de production d’électricité. Cette baisse de coût peut s’envisager grâce au progrès technologique mais également via la mise en place de conditions de financement appropriées pour les énergies renouvelables ;

— L’acceptabilité sociale est cruciale pour permettre la réalisation d’un nouveau mix électrique sur le terrain, dans les meilleures conditions : complémentarité entre productions domestiques et productions centralisées, interconnexion renforcée par le réseau électrique, redistribution des revenus générés par la production d’énergie…

La transition énergétique nécessite de l’innovation dans tous les secteurs : la production et la consommation d’énergie ainsi que la gestion et la régulation des réseaux y ont toute leur place. "

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Santé et Environnement

Les niveaux de pollution atmosphérique en hausse dans un grand nombre de villes parmi les plus pauvres au monde

Communiqué de presse de l'OMS du 12 mai 2016

 

L'Organisation Mondiale de la Santé ( OMS) dispose d'une base de données regroupant des mesures effectuées dans près de 3.000 villes issues de 103 pays.Ces données sont issues des rapports officiels remis par les pays à l'organisation onusienne. Les plus récentes mesures datent de 2013 et de 2014.

"Plus de 80% des gens vivant dans des zones urbaines où la pollution atmosphérique est surveillée sont exposés à des niveaux de qualité de l’air ne respectant pas les limites fixées par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Si toutes les régions du monde sont touchées, les habitants des villes à revenu faible sont ceux qui en subissent le plus les conséquences.

D’après la dernière base de données sur la qualité de l’air en milieu urbain, 98% des villes de plus de 100 000 habitants dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ne respectent pas les lignes directrices de l’OMS relatives à la qualité de l’air. Néanmoins, dans les pays à revenu élevé, ce pourcentage tombe à 56%."

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10 millions de tonnes de produits alimentaires perdus et gaspillés chaque année en France

Etude de l'ADEME sur le gaspillage alimentaire - 26 mai 2016

L’Ademe a publié le 26 mai 2016 les résultats d’une vaste étude sur le gaspillage alimentaire, à l’occasion du lancement d’une campagne de sensibilisation "Ça suffit le gâchis". L’impact carbone du gaspillage alimentaire est estimé à 15,3 millions de tonnes équivalent CO2 soit 3 % des émissions nationales. Ces pertes et gaspillages concernent l’ensemble de la chaîne alimentaire et en premier lieu l’étape de la consommation, à domicile ou en dehors du foyer. Ils représentent une valeur économique environ 240 euros par personne.

Toutes les filières sont concernées par le gaspillage mais dans des proportions variables et à des moments différents : les produits périssables sont davantage gaspillés au stade de la consommation tandis que les produits saisonniers le sont plus au niveau du producteur, en fonction des aléas du march

Les produits animaux sont principalement concernés par ce gaspillage:  "la valeur théorique commerciale des pertes et gaspillages alimentaires en France est constituée pour plus de la moitié (54 %) des produits animaux alors qu’en poids, les pertes et gaspillages de produits animaux représentent seulement 13 %. Leur contribution au bilan des émissions de gaz à effet de serre des pertes et gaspillages est également particulièrement lourde (82 %), puisque les produits animaux cumulent les impacts liés à l’élevage et à la production de leur alimentation. Or, c’est au stade de la consommation que le taux de pertes et gaspillages des produits animaux est le plus important (8 % contre moins de 3,5 % pour les autres stades de la chaîne alimentaire) et c’est aussi à ce stade que ces produits animaux ont la plus grande valeur commercialisée".

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Assurance et Finance

Les jeunes et l'assurance-vie

Etude réalisée par Guillaume Beneteau, responsable du département assurance-vie de Towers Watson France - Mai 2015

Les moins de trente ans s'intéressent à l'épargne selon une étude européenne de Towers Watson. Si les 18-24 ans n'ont pas vraiment les moyens de mettre de l'argent de côté, la tranche d'âge des 25-34 ans, poussée par  le sentiment d'une grande incertitude économique et financière, est celle qui cherche le plus fréquemment à épargner chaque mois, plus que toutes les autres catégories d'âge.

L'enjeu est fort pour l'assurance-vie sur laquelle,  en France comme dans les autres pays européens, les banques ont pris une large part du marché (un peu moins des deux tiers). Les assureurs peuvent aussi en tirer profit à condition d'adapter leur mode de distribution, les jeunes privilégiant le numérique et l'information en ligne ( notamment sur les comparateurs).

Le principal défi, pour les assureurs, est d'adapter leur canal de ventes digitales, mais aussi leur offre pour faciliter l'achat de produits d'épargne en ligne par une clientèle jeune. « Si les compagnies d'assurance mettaient en place les bonnes technologies de distribution digitale, elles seraient en mesure de répondre aux besoins émergents des consommateurs, en leur permettant de comparer et de choisir plus facilement des produits financiers conçus en fonction de leurs préférences ».

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